Cette
intoxication résulte d'un phénomène de bio écologie
complexe et concerne de nombreux poissons faisant
partie de l'alimentation courante.
Environ
1 000 personnes sont officiellement victimes chaque
année de la ciguatera, après avoir consommé des
poissons frais associés aux récifs coralliens.
Ce
sont le plus souvent les perches de mer, becs de cane,
mérous, perroquets, napoléons et balistes. Les
poissons du large, thons et bonites entre autres, ne
sont jamais ciguatoxiques.
Cette
intoxication connue depuis toujours et existant dans
toutes les mers chaudes du globe, constitue un sujet
de préoccupation majeure pour les pouvoirs publics en
Polynésie Française, et un institut de recherche
travaille en permanence sur la ciguatera depuis de
nombreuses années. -
Le
poison est maintenant isolé. Les chercheurs
savent qu'il est produit par un organisme
microscopique qui vit fixé sur les algues
poussant sur les coraux morts. Il n'y a évidemment
pas de ces algues en milieu récifal riche en coraux
vivants. Mais si ce milieu est bouleversé par
l'homme ou par des perturbations naturelles tels les
cyclones, de nombreux coraux meurent, les débris sont
alors favorables à une prolifération des algues
toxiques.
Le
poison, fabriqué en quantité, est transmis aux
poissons herbivores, puis aux poissons carnivores qui
se nourrissent des précédents. L'homme devient
malade en mangeant un poisson contenant ce poison.

Picotements
du visage, fourmillements des mains et troubles
digestifs sont les signes d'un empoisonnement ciguatérique.
Il faudra alors dans un premier temps, ou en l'absence
de médecin, faire vomir autant que possible le malade,
et absorber du calcium ainsi que des vitamines B 1, B6
et B 12.